Je pars tard, à 10h, mais c'est camping gratuit avec piratage de douche. Oui je sais, c'est pas bien... Je cherche un café avant de sortir de la ville, et je trouve un systembolaget. Enfin de la vraie bière, et par leur pisse de supermarché a 3%. Les vendeurs sont en pantalons costard et gilet... Puis je trouve un très bon café du Nicaragua. Le meilleur jusque là. Je fais 7 kilomètres pour sortir de la ville, puis c'est forêt. C'est joli et ça roule bien au début, graviers fins et terre battue bien tassée. Puis je traverse cette maudite autoroute. Deux fois 50 m dans les deux sens, alors que les deux chemins se faisaient face. Juste le temps de me faire klaxonner... Et puis galère, mauvais chemin rocailleux qui grimpe fort. Soit 2 kilomètres a pousser sur six ! Je me tape même une colline déboisée pour rejoindre la route. Il devait y avoir un chemin. Je retraverser ma pire ennemie, et ça grimpe toujours très fort. Ça a au moins le mérite d'être très beau. Pause refuge pour déjeuner, je croise Jan et Mona, qui promènent leurs superbes huskies. En repartant, je les double, puis patatras, je casse la soudure de mon porte-bagages. Je m'y attendais pas a celle là ! Jan me dépanne d'une sangle et m'indique un atelier a Karlskoga. Le mecano ne peut pas m'aider. Pas de poste a soudure, leurs porte-bagages ne vont pas avec mes sacoches, et il veut deux jours pour dévoiler ma roue ! La vendeuse de quads et bateaux ne veut pas m'aider. J'ai envie de lui jeter ses colliers de serrage a la gueule tellement elle fait preuve de mauvaise volonté. Tu réparés des moteurs de bateaux, et t'as pas 2 min pour me faire une soudure... Quel service ! Je répare tout seul sur le parking avec deux colliers pour moins de 2€. Sous le regard étonné des bourgeois venus acheter des bateaux. Merci aux suédois donc !! Je repère un shelter et c'est parti, il est déjà 16h passé. Toujours de la forêt, la route est variable. Je retraverse ma route préférée, puis me retrouve dans ce que je pense être un terrain d'entraînement militaire. Mais c'est bizarre, il y a des maisons qui semblent abandonnées, et pas un rat. Pas le choix, et rien a foutre, j'enchaîne et traverse. C'est splendide, très sauvage, mais je ne suis pas tranquille avec tout ces panneaux. C'est dur, c'est du gravier, ça monte, mais j'en vois le bout alors que j'entends une sirène qui ne me dit rien de bon. Encore une grosse montée pour Suttarboda, ou je galère à trouver le refuge qui est au top, avec sacs poubelle, hache, scies et bois a dispo... Demain, j'apprécierai que ce soit mieux. En terme de routes, de panneaux et de dénivelé, seul le paysage est a la hauteur. Jusque là, la Suède, bien que superbe, n'est pas faite pour rouler, et c'est très chiant. Entre l'autoroute, le manque de routes secondaires et les chemins gravillonnés ou forestier tout pourris, j'en ai plein le cul.