Je décolle pas trop tard, j'ai bien dormi au milieu des ronflements. Des bises à tout le monde, et c'est parti je rejoins la côte vers Køge, et c'est un peu la plage bourgeoise de la capitale. Grandes routes et grandes lignes droites au programme... Heureusement, un petit bout de plage plus tard est nettement plus sympa. On traverse avec l'autoroute, puis c'est l'arrivée sur la ville apr les berges. Il y a beaucoup de monde en ce samedi ensoleillé. Les quais sont encombrés, ça joue au volley, ça se baigne, ça cours, ça picole, ça ressemble a mon type de ville... Encore un pont, et je m'arrête pour cherche l'adresse des hôstel. Il se trouve que je suis arrêté devant ! Parfait... Très bon choix, propre et moderne avec une cuisine de ouf. Je fais une vraie lessive avant d'aller prendre le pouls de la ville... Ça a l'air vraiment fun. J'essaye de rejoindre mes comperes a l'Absalon, mais c'est d'abord sur tickets et j'ai pas la foi d'attendre une heure. Dommage ça avait l'air bonne ambiance. Le lendemain, grosse promenade dans la ville, j'en ai mal aux mollets... D'abord Christiana, le quartier anarchiste ou je fais mes courses, puis pas mal de parcs, une vieille fortification, l'université. L'architecture est variée. Il y a une coté rotterdamien avec des berges résolument moderne, mais quand même beaucoup de vieux bâtiments toujours dans ce style que je croyais hollandais, de petite sbriques rouges. Des maisons enduites et colorées font aussi leur apparition. Quelque soit le style, c'est beaucoup plus décoratif et alambiqué qu'au Pays Bas. On est loin du "form follows fonction" ! Mais c'est ambitieux et plutôt réussi. Les danois sont ouverts et sympas. Pas de prise de tête, la vie semble très chill ici, et les nationaux rencontrés sont amicaux et toujours prêt à aider dans un anglais parfait. Dimanche repos et logistique. Je book le bateau pour Oslo. Avec l'aide de soeurette pour court circuit et l'autorisation de Boursorama qui fait bugger le site a chaque fois. Deux centaines d'euros plus tard, je suis prêt, mais on est loin du "dès 49€" annoncé ! Je squatte un peu les berges, il fait beau, et les danois sont tous à l'eau, souvent tous nus ! En plein centre ville, j'adore... Retour à Christiana le lundi pour varier les approvisionnements... Je rencontre Lars, un sexagénaire danois très sympa et intéressant. On parle politique, Europe, consommation et futur. C'est pas très réjouissant, mais c'est récurrent, les européens que je rencontre, voyageant ou non, sont très pessimistes sur l'avenir. On est tous bien conscient de nos privilèges, mais aussi qu'ils nous emmènent droit dans le mur. Intéressant. On s'accorde tous a dire que les quinze, vingt prochaines années seront plus que décisive. J'aurai aussi rencontre a København, un roumain qui fait des livraisons a vélo pendant trois mois avant de rentrer chez lui. Une conseillère d'orientation américaine qui encadre un groupe d'étudiants de l'Ohio. Mais surtout un groupe de mamans américaines mais originaire des Philippines. Malgré leurs déboires ; vol annulé au départ, pas de Norvège ni de Suède mais seulement København ; elles sont très rigolotes et pleines d'énergie. On discute autour d'un repas, et leur popote sent tellement bon, c'est incroyable... Ma sympathie et mon bon anglais ( j'ai eu le droit quatre fois au "your english is good for a french" ici !) me permettra de récupérer leur surplus de nourriture a leur départ. Grande classe mesdames ! J'ai aussi un joueur de Vannes dans ma chambre, en vacances après leur défaite contre Oyo en demi-finale de pro D2. Je ne lui en parle pas, c'est encore frais. Je suis bien content que canal+ marche a l'étranger. D'ailleurs j'ai répondu à une enquête Médiamétrie en bronzant dans un parce, c'était assez surréaliste ! Le lundi devait être réservé au musées qui sont tous fermés comme chez nous. Du coup, je glandouille, ça fait du bien, et je squatte ma berge préférée pour esquiver un peu les groupes d'enfants et d'étudiants de l'hôtel. J'aurai eu trois jours superbes, et j'en profite jusqu'au bout avec un coucher de soleil venteux mais doux. Le mardi a un sale goût, il faut remballer, dire au revoir à mon collègue roumain, puis attendre le bateau, une éternité, sous une fine pluie. C'est long... Je monte finalement a bord, j'attache ma déesse du mieux que je peux, mais je dois encore attendre pour l'ouverture des cabines. Tout est en supplément mais la cabine est honnête. J'ai bien fait de ne pas prendre le hublot, ça donne sur la coursive et les canots de sauvetage. Ça fais cher la vue a 40€ le supplément... Cependant, et encore une fois, comme je m'y attendais, la faune ne m'intéresse pas. Il y a du groupe de chinois bruyants et sans gêne, du touristes bourgeois, ou retraités, ou obèses, ou les trois !! Je vais quand même tester la piscine si c'est gratuit... Sinon ce sera peut être bière et rhum avec mes colocs que je n'ai pas encore rencontrés. Demain Oslo dont tout le monde me dit le plus grand bien. Petit bilan, six nuits au Danemark, ça donne 537€ ! Il y a 120€ de bateau et 40€ de produits locaux. Deux nuits de camping et trois nuits d'hostel. Sachant que je n'ai pas fait un resto, bu peut être trois bières en bars et tout fait en supermarché ou boulangerie, ça pique un poil. Je ais devoir faire attention en Norvège puis en Suède, mais avec le système de refuge, je ne compte pas payer beaucoup d'hébergements en dehors des deux capitales. La piscine c'est payant, on verra le club quand Kamila (?), notre "entertainment officier" l'annoncera ouvert. Un couple de retraités me surprend en train de remplir ma flasque, la musique a fond, u. T'as de bières devant moi... Pas très engageant pour mes colocs. Le non catégorique de la femme laissera la cabine a mon entière disposition. Ça me va bien ! Ensuite c'est club, et je chauffe pas mal la piste. Je drague un peu, mais c'est pas concluant. La trentenaire (la seule...) que j'aborde me dirige vers sa petite soeur de 19 ans qui me lèche généreusement le visage... Sans façon... Je rentre bredouille mais un peu soul ! Couché tard, levé déshydraté. Mon petit dej est volé et avalé par une connasse de mouette devant l'assistance hilare. Je me retiens de la buter et descend du bateau.