Lever 8h. La nuit fut froide et humide mais tolérable. Je plie en 1 heure, c'est pas terrible et j'avance tant bien que mal sur des chemins gravillonnés pas très roulant, mais surtout avec un méchant vent du nord. Je traverse Breisach en coup de vent avant de bifurquer près de Jechtingen a cause de travaux. C'est un peu galère, j'abandonne le vent un moment dans la forêt, mais autour d'un camping flanqué de deux etangs, le panneau est cassé et tordu ... Je ne trouve qu'un gué peu engageant après avoir trouvé de l'eau peu engageante elle aussi. Je remplis les trois gourdes malgré tout au robinet extérieur des toilettes fermées. En refaisant un tour, j'aperçois un pont. Enfin, un antique et étroit petit pont en bois suivi d'une forte montée enracinée. Ça passe quand même en poussant, et bingo, je passe devant un bateau, ou plutôt son parking et revoilà la 15. Toujours le même type de route, et ce vent. Ce vent !!
Je fais un arrêt déjeuner a Sasbach et son sympathique kebab. La portion est franchement généreuse et je ne finis pas. Pas grave j'ai un plan pour lui... Après mon bon gueuleton je repars à l'assaut de la digue, ses graviers et son vent. Qu'importe, en m'intéressant aux panneaux, j'apprends que je peux retraverser pour la France via une centrale électrique puis une écluse et ainsi m'éviter un détour par les terres pour contourner le LeopoldsKanal. Le revêtement est certes meilleur, mais pas ma prise au vent. Cette grande ligne droite se méritera pour traverser au milieu d'un chantier gigantesque et retrouver un bac... Gratuit ! Et repasser en Allemagne a Rhinau. Les mêmes lignes droites poussiéreuses, je cahote jusqu'a Meissenheim ou je me perd, fais demi tour et retrouvé mon chemin a Ichenheim ou via la Rheinstrasse je clos ce détour. Pour finir la journée je rejoins la digue et prend un pont au loin comme repère, comme objectif... Les derniers kilomètres sont durs, mais passant le pont, un tabac/supérette me rend les bras. Rechargé, je cherche un endroit pour camper en continuant le chemin. Une famille française m'arrête et me dis que la route est fermée plus loin. On discute un peu et je vais voir ou m'installer. Le pont, 200 m après les français est barré ! Plutôt solidement. Trop compliqué pour ce soir avec le vélo. Je pose la tente a côté et je m'attaque au plat de résistance. Kebab au feu de bois. Kebab camping. Si vous vous êtes déjà pose la question, ça marche, fait juste pas laisser trop longtemps. Et bien tourner. Un bon repas, une petite lessive, une bière et un pétard...